05/04/2014

la démission du premier ministre Oumar Tatam Ly

 

pm4.jpg

Une information émanant du secrétariat général du gouvernement confirme la démission du premier ministre Oumar Tatam Ly et son remplacement par Moussa Mara.

Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

21/03/2014

Orpaillage traditionnel : La ruée vers le nouveau site de Katibougou

L’orpaillage continue son petit bonhomme de chemin dans notre pays. C’est à katibougou , une localité située environ dix kilomètres de Bamako , vers le Mandé qu’un nouveau site d’orpaillage a été découvert au mois de Février dernier . Aujourd’hui, ce village est devenu la destination favorite des orpailleurs venus de tous les horizons. A la différence des autres sites, à Katibougou l’orpaillage se fait dans le fleuve. Le même qui desserve la ville de Bamako.  Le sous-sol malien regorge de l’or. Cette affirmation est bien une réalité. Conscients de cela, les Maliens en quête d’or, n’hésitent plus à fouiner leur nez dans le moindre coin ou recoin du pays. Après la terre plate et montagneuse, la curiosité des chercheurs d’or les a mené sur le fleuve, plutôt sous le fleuve, à Katibougou, dans la commune du Mandé.

Tout a commencé par un individu qui par curiosité a cru à cette localité pour mener son exploitation d’or . C’était en mi-février. Aujourd’hui envahie par la masse, la localité de Katibougou, comme d’autres zones aurifères est devenue le point de chute de toutes sortes de personnes. Ainsi sur le site concerné, cohabitent vendeurs à la sauvette, cuisiniers, gérants des clubs vidéos, bars etc. Mais, les véritables opérateurs travaillent sur et sous le fleuve. A l’aide de bacs sur lesquels sont installés des moteurs, le premier groupe des travailleurs recueillent les matières sablonneuses envoyées à partir de deux gros tuyaux-raccords par ceux qui opèrent en bas. Ceux-ci, comme des sous-marins occidentaux, respirent à l’aide de deux tubes fixés aux narines. Quel risque ?

 N’empêche, le site de Katibougou fait aujourd’hui l’objet d’une ruée indescriptible de la part des chercheurs d’or et d’autres travailleurs saisonniers qui ont déjà occupé les berges du fleuve de la localité avec des tentes de fortune. On y trouve tous les corps de métier. Surtout dans la chaine d’extraction de l’or.
Batoman Sanogo , une jeune fille à la fleur de l’âge, qui dit venir travailler sur le site dans le domaine de la cuisine. « Je suis venue ici pour préparer. La personne pour laquelle je prépare les repas me paye à 20 000 f par semaine » affirme-t-elle avec satisfaction. Quant à Kadi Diakité, une doyenne du site, car venue parmi les premières personnes arrivées sur le site, elle tire son épingle du jeu dans le commerce de l’eau. « Je viens de Bamako, je vend de l’eau. Par jour , je peux vendre 5 paquets , j’achète le paquet à 500 ou 400 f , je les revend à 1 500F, j’ai même ma boutique à Lafiabougou », renseigne-t-elle.
A Katibougou sur le fleuve comme au niveau de la berge, les maîtres des lieux sont les notabilités, qui perçoivent des frais d’installation aux orpailleurs.

« J’ai deux machines , j’ai payé 50 000 f pour m’installer , 15 personnes travaillent pour moi et leurs primes dépendent de leur rendement » indique Abdramane Koné, un exploitant de l’or, bien connu sur le site.

Comme Abdrahamane Koné, Yamoudou Koné, venu de Déguela cercle de Kangaba, ne se plaint pas des conditions de vie à Katibougou. « Je suis arrivé il y’a 20 jours de cela, 30 personnes travaillent à mon compte ,je paye 50 000 f par machine « DRAK »,je suis vraiment ému de la manière dont travaille la commission de contrôle » affirme-t-il. Avant de signaler qu’ils ne travaillent pas durant la nuit ainsi que les Lundis et les Vendredis.

 Faut-il le signaler, de la découverte de ce nouveau site à nos jours, à en croire les membres de la commission de contrôle, la chefferie du village a empoché déjà plus de 2.800.000 F CFA.

Cependant, les autorités publiques et locales de cette nouvelle aurifère doivent d’avantage s’impliquer pour renforcer la sécurité, surtout qu’elle est devenue l’unique point de rencontre des personnes venant de tous les horizons.

Aussi, des études méritent d’être menées afin d’établir les conséquences de l’exploitation de l’or faite sur ces eaux qui desservent la ville de Bamako. L’or est précieux, la bonne santé aussi.

Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

11/03/2014

La ville de Gao scandalisée : La MINUSMA s’amuse avec l’argent et…les jeunes filles

Suite à l’intervention militaire française en cours depuis janvier 2012, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a, par une résolution n° 2100 du 25 avril 2013, créé la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). La MINUSMA, composée pour l’heure de quelque 6.000 hommes, est déployée dans les principales villes du nord et dans la capitale du Mali. 

 

Elle a pour mission, entre autres, d’aider les autorités maliennes à stabiliser le pays en accordant une attention prioritaire aux principales agglomérations, aux axes de communication, à la protection des populations civiles, à la situation des droits de l’homme. La MINUSMA a aussi en charge la mise en place des conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire, au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État, au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Elle travaille enfin à écarter les menaces sécuritaires et à prévenir tout retour d’éléments armés dans les zones où elle opère.

 

Or que voit-on ? Depuis leur déploiement, les soldats de la MISNUSMA, en lieu et place de leurs  missions de sécurisation du territoire et des citoyens, s’adonnent à d’autres pratiques, surtout dans les localités du nord. A Gao, par exemple, les populations, déçues du comportement des soldats de la MINUSMA, commencent à hausser le ton. 

 

L’arme au pied

 

Les griefs contre la MINUSMA sont nombreux. Tout d’abord, retranchés dans un hôtel de la ville, les soldats onusiens ne se donnent aucune espèce de peine:  seules les forces de défenses et de sécurité du Mali et celles de l’Opération SERVAL effectuent des patrouilles sur le terrain. « L’activité principale des soldats de la MINUSMAconsiste à faire du commerce et à courir derrière les jeunes filles de Gao », nous explique, plein de colère, un notable de la localité. Bénéficiant de grands stocks d’eau minérale, plusieurs soldats de la MINUSMA en cèdent régulièrement de pleins cartons aux commerçants de Gao et de la ville voisine de Gossi, à raison de 1.750 FCFA le carton.  A ce train, une bonne partie du budget alimentaire de la MINUSMA finira sur les marchés et dans les foires au lieu de désaltérer d’illustres  combattants anti-jihadistes !

  

Quant au second point d’accusation, qui concerne la chasse aux demoiselles de Gao, il irrite au plus haut point les populations locales. « Les soldats de la MINUSMA sont devenus les champions dans la drague aux filles, s’indigne l’une de nos sources. Depuis leur arrivée à Gao, le chiffre d’affaires des vendeurs de motos Jakarta a pris de l’ascenseur. D’innonmbrables filles, même celles issues de familles démunies, se sont procuré des motos Jakarta. Cette subite prolifération de motos Jakarta toutes neuves dans une ville où la crise sécuritaire se fait encore sentir a poussé les chefs de familles à chercher à comprendre. On a ainsi appris   que ces motos sont tout simplement achetées par ces filles avec l’argent gagné  à l’occasion de leurs relations intimes avec des soldats de la MINUSMA. ».

 

 Vent de fronde

 

Agacées par le comportement sexuel des soldats de la MINUSMA, les populations de Gao affublent désormais la MINUSMA du sobriquet d’« amusement ». Elles viennent d’ailleurs de découvrir un nouveau fait grave: une vidéo où l’on voit deux filles en pleins rapports sexuels avec un soldat de la MINUSMA circule, depuis quelques jours, dans la ville. Les deux jeunes filles, élèves du lycée Yana Maiga de Gao, ne semblent pas en faire un problème et se rendent sans remords à l’école, malgré les moqueries de leurs condisciples. Indignés par ce qui semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, certains journalistes de la cité n’ont pas manqué de passer en boucle une émission appelant les responsables de la MINUSMA à sévir contre leurs agents fatifs. Pour l’instant, aucun commentaire ne vient du côté du quartier général de la MINUSMA. A Gao, personne ne veut plus de la MINUSMA; une grande manifestation populaire est même en préparation dans les jours prochains pour exiger son départ pur et simple de la ville.

 

Selon, D.Maiga, enseignant, à Gao, « la présence des soldats de la MINUSMA ne sert à rien car les attentats perpétrés à Gao après la libération ont eu lieu à leur nez et à leur barbe; ils étaient sans doute calmfeutrés avec les jeunes filles de Gao. ». Pour madame Touré Youma, résidente de Gao, « la MINUSMA, qu’on le veuille ou non, échouera à Gao, comme toute les autres forces onusiennes à travers le monde. ». Pour l’instant, ce qui inquiète le plus à Gao, c’est le risque de propagation des infections sexuellement transmissibles.

 

Abdoulaye Guindo

Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

03/03/2014

COMMUNIQUE DE PRESSE DU GOUVERNEMENT

Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que dans la nuit du samedi 1er mars 2013, le Juge d’Instruction du 2ème Cabinet du Tribunal de Première Instance de la Commune III du District de Bamako, a fait procéder avec l’aide de la Police scientifique du Service d’Investigation Judiciaire de la Gendarmerie Nationale, en présence du Procureur de Kati et des responsables de la Police et de la Gendarmerie nationales, à l’exhumation d’un corps enfoui dans un puits dans l’enceinte d’une concession sise au quartier Malibougou de Kati qui appartiendrait à un haut responsable de l’ex-CNDRE. Le puits avait été obstrué à l’aide de cailloux après l’ensevelissement du corps.

L’exhumation a été ordonnée dans le cadre du dossier Ministère public contre « x », Issa TANGARA, Amadou Haya SANOGO et autres pour enlèvement de personnes et complicité consécutif aux évènements du 30 avril 2012 survenus à Bamako.

Elle intervient après la découverte du charnier situé dans la Commune rurale de Diago, dans la nuit du 03 au 04 décembre 2013; de celle du cimetière de Hamdallaye, le 16 décembre 2014 et de celle faite derrière le Daral de Kati sur la route de Bemasso le 24 février 2014 où cinq (5) corps avaient également été exhumés.

L’information judiciaire se poursuit en vue d’identifier ces corps et de situer les responsabilités.

L’opinion sera informée en temps utile des développements ultérieurs de ce dossier.

Bamako, le 02 mars 2014

Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |

Emploi et formation professionnelle : UN CHANGEMENT DE STRATÉGIE EST EN COURS

IMG_0013.JPGLe diagnostic posé sans complaisance par le Cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle impose des démarches novatrices.

La problématique de l’emploi dans notre pays se pose avec acuité depuis des décennies sans que des réponses appropriées puissent y être trouvées. Pour renverser la tendance, les pouvoirs publics ont lancé plusieurs initiatives dont fait partie le Cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle. La première session de cet organisme s’est tenue hier à l’hôtel Salam sous la présidence du Premier ministre, Oumar Tatam Ly. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont notamment le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby.

Le Cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle est un organisme consultatif qui a pour mission d’émettre des avis et de formuler des propositions sur la base des orientations contenues dans les documents de politiques nationales de l’emploi et de la formation professionnelle. L’organe se propose aussi de faire des recommandations sur toutes les questions d’intérêt national relatives à l’emploi et à la formation professionnelle. Il ambitionne enfin de suivre et d’évaluer les politiques publiques en matière de promotion d’emploi et de développement des compétences, en particulier les programmes en exécution.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le Premier ministre a rappelé que les questions d’emploi et de qualification des ressources humaines ont constitué depuis près de trois décennies des préoccupations majeures pour notre pays. Pour y apporter des réponses, des stratégies ont été mises en place, des réformes entreprises et des projets mis en œuvre. A ce propos, le chef du gouvernement a souligné que notre pays s’est doté de cadres référentiels à travers l’adoption d’une Politique nationale de l’emploi et de formation professionnelle en vue de favoriser une bonne visibilité et la mise en œuvre d’actions cohérentes pour contribuer au recul du chômage et de la pauvreté.

Malgré ces résultats, a noté Oumar Tatam Ly, beaucoup de jeunes et d’adultes restent confrontés au chômage et au sous-emploi, privant du coup notre pays de ressources contributives à la croissance économique. Ainsi, des statistiques récentes ont révélé que plus de 86 558 diplômés sont en situation de chômage ; que le taux d’absorption de diplômés par le marché de l’emploi reste faible (11,73%) ; que 20% des enfants n’ont pas accès au système éducatif formel ; que 81% des effectifs de l’ETP sont dans le privé où les formations sont à dominance tertiaire et que près de 32% de la population active travaille dans le secteur informel non agricole avec une insuffisance de qualification.

UN PLAN D’ACTION SUR DIX ANS. « Ces chiffres nous interpellent tous. Ils exigent de nous un changement de comportement et nous imposent d’aller vers des approches novatrices et davantage d’efforts de mutualisation », a déclaré le Premier ministre. Selon lui, les grands défis à relever restent la meilleure connaissance du marché de l’emploi et ses évolutions, la maîtrise des caractéristiques du chômage et du sous-emploi, l’appréhension du degré de vulnérabilité des actifs des secteurs productifs et des besoins en qualification et compétences pour l’économie, le développement des filières compétitives, le renforcement des capacités du secteur formel et l’amélioration du niveau d’organisation et de performance du secteur informel. « Pour relever ces défis, S.E. M. Ibrahim Boubacar Kéita, président de la République, a proposé au peuple malien des objectifs clairs à atteindre en matière de promotion d’emplois et de développement de la formation technique sur les cinq années de son mandat », a rappelé le chef du gouvernement, ajoutant que ces objectifs sont consignés dans le Programme d’action gouvernemental et se déclinent comme suit : créer 200 000 emplois en cinq ans ; développer une formation professionnelle de qualité et renforcer l’offre de formation par la construction et l’équipement de centres de formation.

Au regard de l’acuité du chômage, du sous-emploi et de l’insuffisance de qualification des ressources humaines, le Premier ministre dira que le gouvernement est déterminé à impulser une évolution significative qui s’est déjà traduite au niveau des réformes institutionnelles par notamment la création d’un Institut national d’ingénierie de formation, celle d’un Observatoire national de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que la mise en place d’un Cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle. A cela s’ajoute l’adoption d’une politique nationale de formation professionnelle dont l’opérationnalisation se fera à travers un plan d’action sur dix ans, appelé Programme décennal de développement de la formation professionnelle pour l’emploi (PRODEFPE). « Avec les réformes institutionnelles du cadre juridique et règlementaire ainsi que la mise en œuvre du PRODEFPE, le gouvernement entre dans un véritable changement de stratégie », a assuré le PM.

La première session du Cadre partenarial d’orientation et de suivi de l’emploi et de la formation professionnelle qui a réuni les acteurs public et privé de l’emploi et de la formation professionnelle a été un espace de dialogue de haut niveau, de partage et de prise de décision sur les questions qui touchent l’emploi, le développement des qualifications des ressources humaines dont notre pays a besoin et la problématique de la certification et de la validation des acquis professionnels.

La deuxième étape de la cérémonie d’ouverture a été consacrée au lancement du site officiel de l’emploi dont l’adresse est www.emploi.gouv.ml. Ce portail met en relation employeurs et candidats à la recherche d’emploi. Il contient ainsi un espace pour les entreprises, un autre pour les demandeurs d’emploi. Le site comporte également les statistiques officielles de l’emploi, les textes juridiques et règlementaires en matière d’emploi, une base de données de compétences nationales.

Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! | | |