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  • la Cour pénale internationale à Bamako pour s'informer sur la situation dans le nord

    Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) séjournait vendredi à Bamako pour s'informer, selon un de ses membres, sur des crimes présumés commis dans le nord du Mali, depuis cinq mois mois par les islamistes extrémistes qui prétendent y appliquer la charia (loi islamique).

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    La police islamique patrouille dans les rues de Gao, au nord du Mali, le 16 juillet 2012 



    "Nous sommes au Mali pour recueillir des éléments, écouter les uns et les autres et jeter un regard croisé" sur les informations obtenues, a déclaré sur les médias publics Amady Bâ, chef de cette mission arrivée mardi à Bamako.

    "C'est une phase d'analyse, de recoupement d'informations. Nous allons retourner avec ces éléments et le procureur (de la CPI, Mme Fatou Bensouda) jugera alors s'il faut commencer des enquêtes avant d'engager des poursuites", a ajouté M. Bâ.

    La mission, formée trois personnes dont M. Bâ, a rencontré jeudi le président intérimaire malien de transition, Dioncounda Traoré, son Premier ministre Cheick Modibo Diarra et des membres du groupe de travail pour la saisine de la CPI mis en place par les autorités maliennes.

    "La mission de la CPI restera le temps (qu'il faut). Je ne peux pas dire combien de jours. Le dossier transmis par le groupe de travail pour la saisine de la CPI est clair: il s'agit des exactions commises par les occupants des trois régions du Nord", a indiqué à l'AFP un responsable au ministère de la Justice.

    Les trois régions administratives de Tombouctou, Gao et Kidal sont occupées depuis cinq mois par le Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam), deux groupes islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi) qui en ont évincé leurs anciens alliés rebelles touareg, sécessionnistes et laïcs. Ces salafistes prônent l'application de la charia (loi islamique) et prétendent s'y conformer en commettant des brutalités.

    Le procureur de la CPI avait annoncé mi-juillet un examen préliminaire sur la situation au Mali, après une enquête demandée par Bamako sur des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis par ces groupes armés islamistes ou touareg dans le nord de ce pays.

    Il s'agit, selon le document, d'exécutions sommaires de soldats de l'armée malienne, de viols, de massacres de civils, d'enrôlement d'enfants soldats, de tortures, de pillages, de disparitions forcées et de destructions de symboles de l'Etat (hôpitaux, tribunaux, mairies, écoles), d'églises, de mosquées et de mausolées.

  • Le plan de la CEDEAO en discussion

    Alors que depuis plus d'un mois, les islamistes qui contrôlent le nord du Mali multiplient les exactions contre la population, l'action diplomatique se poursuit pour trouver une solution à la crise malienne. L’ouverture de la réunion des chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest sur le Mali (CEDEAO), qui devait se tenir le 10 août à Bamako, est reportée au 12 août. Mais les experts, actuellement dans la capitale malienne, planchent sur le schéma d’une éventuelle intervention militaire avec un chronogramme précis. Selon un document interne de travail, si une présence et une intervention militaire de la CEDEAO, au Mali était décidée, elle se déroulerait en quatre phases : Il y a en premier lieu, la sécurisation des institutions de transition à Bamako. En clair, s’ils obtiennent le feu vert du Mali, les troupes de la CEDEAO viendraient donc à Bamako pour notamment sécuriser la présidence de la République et son locataire, la primature, ses responsables aussi. Dans une seconde phase, il s’agirait de former des troupes maliennes. Il faut s’attendre, si le Mali est d’accord, à l’arrivée sur le territoire, d’instructeurs, et de formateurs. Ensuite, il y a le soutien du déploiement des forces dans le nord du pays. Dans ce registre, des troupes non maliennes se rendront dans le nord du pays pour appuyer les troupes locales dans la reconquête de cette région aux mains des islamistes. Cela va nécessiter beaucoup de moyens : sécurisation des institutions, soutien au déploiement dans le Nord. Il y a, enfin, une quatrième phase,si le plan est validé, les troupes étrangères auront pour mission de protéger les nombreux réfugiés maliens.

  • Condamnés à 6 mois de prison avec sursis

    Des membres de la Copam et de l'association Yêrêwoloton (les fils dignes en langue Bambara)   ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour troubles graves à l'ordre public le 21 mai dernier.

  • Un otage algérien implore son pays de lui «sauver la vie»

    Un otage algérien aux mains du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao), un groupe islamiste armé présent dans le nord du Mali, demande aux autorités de son pays de lui «sauver la vie», dans une vidéo diffusée dimanche. Cela fait presque cinq mois qu'il est retenu par les islamistes armés. Il avait été capturé en avril dernier avec six autres Algériens lors de la prise de Gao. Le diplomate algérien lit un texte probablement rédigé par ses ravisseurs, et il demande aux autorités de son pays de trouver une solution pour lui sauver la vie.

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    La vidéo s’ouvre sur une image du drapeau des islamistes qui contrôlent la région malienne de Gao.

    Devant une grande toile noire, un homme est assis. Il est l’un des diplomates algériens enlevés par les islamistes le 5 avril dernier, dans le nord du Mali.

    Après plus de cinq mois de détention, sur les images, on voit que l’otage porte une barbe. Apparemment, il est bien portant. Il a un texte en mains. Un texte sûrement écrit par ses ravisseurs.

    Il commence par une prière et demande face à la caméra – au gouvernement algérien – de tout faire pour lui sauver la vie. Pour lui sauver la vie, les islamistes réclament à Alger la libération de trois des leurs, récemment arrêtés dans le sud algérien.

    Théoriquement, le gouvernement algérien a toujours refusé de directement négocier, pour obtenir la libération de ses ressortissants. Mais cette fois-ci, il pourrait très rapidement se retrouver face à un dilemme : finir par négocier ou refuser de négocier et voir la vie de son ressortissant en grand danger ?

    En tout cas, les ravisseurs de l’otage, dans un communiqué dont le ton est plutôt dur, ont lancé un ultimatum de cinq jours.

  • MUJAO dans des mosquées de Bamako

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    Des prêcheurs mauritaniens vont de mosquée en mosquée. Dans chaque mosquée avec la bienveillance de l’imam ils font un prêche en arabe qui est traduit aux fidèles et dans lequel ils expliquent qu’ils sont là pour apporter la foi véridique et à la fin ils demandent aux assistants qui seraient d’accord pour les suivre, dans ces prêches et cette voie, de lever le doigt. Dans la mosquée où j’étais, à ATTbougou, les gens ont protesté et incriminé l’imam en déclarant haut et fort que eux n’ont pas besoin d’étrangers qui leur apportent la religion vraie car ils la pratiquent déjà. Ils ont interpellé les prêcheurs mauritaniens en leur reprochant d’abandonner leurs familles dans leur pays pour venir inutilement faire des sermons à des musulmans comme eux. Finalement les doigts qui se sont levés n’étaient que ceux des accompagnateurs de ces racoleurs du MUJAO. L’heure est grave. Comment en sachant ce qui s’est passé dans le Nord de notre pays, peut-on faciliter la tâche à ces faux prêcheurs et fauteurs de troubles ? Nos autorités religieuses devraient interdire à tout étranger d’intervenir dans nos mosquées. Leurs prêches nous suffisent. Encore moins autoriser la propagande et la distribution de tracts religieux visant à faire des adeptes de ces extrémistes. Réveillons-nous… Nous avons trop sommeillé et voilà qu’au réveil nous nous trouvons face à des scènes de ce genre, dans la capitale même. Ajoutez à cela l’existence d’un nouveau ministère des Affaires religieuses et la présence de deux membres du HCI dans le Comité d’organisation des concertations nationales – alors qu’il n’y a même pas un seul représentant de la plupart des regroupements politiques - et vous pouvez entrevoir ce qui nous pend au nez : la naissance d’un parti politique islamiste et la fin de notre République laïque et de notre démocratie déjà chancelante. Que nos Pères fondateurs de la Nation Malienne puissent nous servir encore de modèles pour chasser ces fantômes de la barbarie et préserver la liberté de notre pays dans l’honneur et la dignité de nos valeurs traditionnelles et la tolérance de l’Islam de nos pères.