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  • Qui pourrait participer à une intervention militaire?

     

    Le plan d'intervention militaire en cours d'élaboration pour reconquérir le nord du Mali, contrôlé depuis plus de sept mois par des groupes islamistes armés, pourrait mobiliser quelque 5.500 soldats, essentiellement d'Afrique de l'Ouest , mais pas uniquement. De 200 à 400 militaires européens seraient chargés de la formation des bataillons sur le terrain, au Mali, selon les hypothèses de travail actuelles.

     

    LES TROUPES COMBATTANTES AU SOL

    Les 15 pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) envisagent le déploiement de 5.500 soldats. 3.200, exclusivement de pays de la Cédéao, étaient prévus initialement. Les 2.300 supplémentaires viendraient d'Etats sans doute africains, mais hors Cédéao.

     

    LES CONTRIBUTIONS AFRICAINES ANNONCEES AU 11 NOVEMBRE

    . Le gros des troupes sera malien, sous commandement malien, avec un quartier général basé près de Bamako.

    . Le Burkina Faso enverra environ 150 hommes.

    . Le Niger pourrait envoyer de 600 à 900 hommes.

    . D'autres pays africains, hors Cédéao, pourraient participer, comme l'Afrique du Sud, mais rien n'est décidé.

     

    LES RETICENCES

    . La Côte d'Ivoire qui préside la Cédéao mais a elle-même des troupes onusiennes sur son sol, et le Sénégal, déjà contributeur dans d'autres missions, ont exclu, a priori, l'envoi de troupes.

    . Deux autres voisins du Mali n'appartenant pas à la Cédéao, la Mauritanie

    et l'Algérie, sont assez hostiles à une intervention. Ils ont indiqué qu'ils n'enverraient pas de troupes et qu'ils privilégiaient le dialogue.

     

    L'APPUI DES PUISSANCES OCCIDENTALES

    . La mission européenne d'entraînement "EUTM Mali": cette mission pourrait être composée de 200 à 400 militaires européens -- destinés non pas au combat mais à la formation des troupes africaines sur le territoire malien auxquels s'ajouteraient des éléments de protection de cette force, en nombre

    jusqu'ici non précisé, selon le ministère français de la Défense. Selon une source militaire française, ce sont des militaires des Forces spéciales qui devraient composer l'essentiel de cette mission et pourraient

    être fournis par la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et l'Espagne. Des hommes des Forces spéciales françaises sont présents dans la zone sahélienne depuis les premières prises d'otages français, il y a plus de deux ans. Selon des informations de presse, ils seraient notamment déployés au

    Burkina.

    . Pas de troupes combattantes au sol mais dans les airs?

    - Les Etats-Unis qui disposent de moyens de surveillance satellitaires de

    la zone, réfléchissent, selon la presse américaine, à de possibles

    bombardements de drones contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

    - La France qui dispose de deux drones Harfang - des appareils de

    surveillance sans pilote non armés -, a affirmé fin octobre qu'il n'y avait

    "pas de drones dans la zone sahélienne".

     

  • Titre de la noteDioncounda traore l’a promis « Le corps des parachutistes ne sera pas dissous! »

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    Jeudi 15 novembre, une audience a été accordée par le président Dioncounda Traoré aux femmes et enfants des « bérets rouges ». L’audience a eu lieu au domicile du président, à la ‘Base aérienne B. Votre journal a rencontré ces femmes et jeunes à leur sortie d’audience. Les femmes des parachutistes de Djicoroni et celles du camp de Koulouba étaient représentées respectivement par Mme Camara Aissata Camara et Mme Dembelé Djènèba Coulibaly. Les enfants de « bérets rouges » étaient représentés par Robert Somboro et Aboubacar Maiga.Selon les représentants des jeunes et des femmes, le président de la transition les a reçus et écoutés avec attention. Il lui a été remis un dossier qui relate toutes les préoccupations des « bérets rouges » qui n’ont déjà que trop souffert. Ce dossier contient 4 doléances: la réconciliation de l’armée avec elle-même, le maintien du régiment des parachutistes, la libération des « bérets rouges » en détention et la levée de la rétention des salaires et pensions alimentaires des « bérets rouges ». La représentante des femmes nous fera savoir que les femmes ont émis le souhait que le président de la transition s’investisse dans l’apaisement entre leurs maris et les « bérets verts » de Kati.« Les femmes et les enfants des bérets rouge et des bérets verts se sont réconciliés le samedi 10 novembre; pourquoi pas leurs maris ? », demande-t-elle.

    Selon nos interlocuteurs, Dioncounda Traoré a promis que le régiment des parachutistes ne serait jamais dissout et que la réconciliation de l’armée est l’une de ses premières préoccupations. Pour Dioncounda, le nord Mali ne peut être repris des mains des bandits armés sans la réunification de l’armée malienne. Il a promis de s’impliquer afin de trouver une issue heureuse aux doléances des « bérets rouges » et pour éviter de nouvelles déchirures au sein de l’armée. Le professeur Dioncounda a promis spécifiquement à ses visiteurs que le problème des pensions alimentaires sera résolu dans un bref délai.

    Il faut rappeler que le même jour, dans la matinée, des centaines de « bérets rouges » s’étaient réunies dans l’enceinte du camp des parachutistes de Djicoroni pour tenir une assemblée générale d’information et de sensibilisation. Les commandants Marc Dougnon et Bou Traoré ont appelé leurs frères d’armes à rester soudés et ont annoncé que les négociations sur les doléances étaient à un stade avancé. » Ceux qui pensent que les bérets rouges ont fui ou ont rejoint leurs lieux de mutation se trompent ; le régiment Para ne sera jamais dissous; nous nous entendrons avec nos autres frères d’armes afin d’aller libérer notre patrie des mains des apatrides » , a déclaré Bou Traoré. Marc Dougnon, pour sa part, a demandé aux commandos d’aller prendre régulièrement leur salaire et de se maintenir dans la grande famille en attendant le jour J, celui où toute l’armée irait libérer le nord. Les deux hommes ont enfin prié leurs camarades d’armes d’avoir confiance les uns aux autres et de ne pas se laisser intoxiquer par les rumeurs. Selon des sources indiscrètes, de fausses rumeurs avaient couru à Kati, selon lesquelles les « bérets rouges » s’apprêteraient à un nouvel assaut sur Kati. Entendant cela, la garnison de Kati avait sonné l’alerte avant de se rendre compte de la réalité.

    En tout état de cause, le maintien du corps des parachutistes promis par Dioncounda, s’il se réalise, ramenera la quiétude dans l’armée. Cependant, il prendra le contrepied des décisions du capitaine Sanogo, chef de la junte, qui a déclaré à la télévision que le régiment était dissous et qu’il n’y aurait plus jamais de « bérets rouges » au Mali. Dioncounda agit-il avec la bénédiction de Sanogo ou est-il, sur cette question, prêt à affronter le grand chef militaire ? La réponse à la question est apportée par une confidence d’un responsable des « bérets rouges » qui affirme que Dioncounda Traoré a révélé avoir eu, mardi dernier, des discussions positives avec le capitaine Sanogo au sujet des doléances des « bérets rouges ».

  • le MNLA à nouveau chassé de Ménaka par les islamistes du Mujao

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    Les rebelles touaregs du MNLA ont été à nouveau chassés de la ville de Ménaka par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), lundi 19 novembre. Ménaka avait été l’une des premières localités prises par le mouvement indépendantiste, qui en avait été expulsé une première fois en juin avant d’y reprendre pied il y a environ trois semaines. « Les combattants du Mujao viennent de reprendre le contrôle de la localité de Ménaka après un petit accrochage avec quelques éléments du MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad », a affirmé une source sécuritaire régionale, lundi 19 novembre. Information également confirmée par un habitant de Ménaka, qui prabandonné la ville, peu importante à leurs yeux.
    Va-etécise que les islamistes ont pris le camp militaire de la ville. Le MNLA avait occupé Ménaka début 2012, alors qu’il participait à l’offensive dans le Nord du Mali, avec l’aide des groupes islamistes. Ils en avaient été chassés en juin par les combattants du Mujao, qui ont cependant -vient
    Il y a trois semaines, le MNLA en avait profité pour réoccuper la ville, proche de la frontière nigérienne et située à l’est de Gao, aux mains du Mujao. Leur retour à Ménaka n’aura pas duré. Le Mujao, craignant sans doute que la ville ne devienne une base arrière pour une potentielle contre-offensive du MNLA, a une nouvelle fois décidé d’en chasser les Touaregs.
    Les islamistes auraient repris le contrôle de la localité avec une trentaine de véhicules 4x4, selon les informations du MNLA. Qui déclare officiellement que les combats sont toujours « en cours ».

  • Alger a promis de fermer sa frontière en cas d’intervention

    Les autorités algériennes ont assuré qu’elles fermeraient leurs frontières en cas d’intervention militaire africaine pour reconquérir le nord du Mali occupé par des groupes islamistes armés, a déclaré mardi le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouedraogo. Les autorités algériennes ont déjà assuré qu’elles fermeraient leur frontière, a déclaré M. Ouedraogo à des journalistes, en marge d’une table ronde sur le Niger à Paris. Interrogé sur les réticences d’Alger vis-à-vis d’une intervention militaire étrangère à ses portes, M. Ouedraogo a souligné qu’Alger avait participé à toutes les réunions de préparation d’une intervention africaine orchestrée par la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). L’Algérie a toujours été à nos côtés. Je suppose qu’elle partage nos vues et nos appréciations de la crise malienne, a-t-il déclaré. L’Algérie dispose de 1400 kilomètres de frontière commune avec le Mali, dont le nord est occupé depuis avril par des groupes islamistes armés, parmi lesquels Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique). Pays africains et occidentaux pensent avoir obtenu si ce n’est le soutien, du moins l’accord d’Alger à une intervention militaire. Mais lundi, l’Algérie a de nouveau plaidé pour une solution politique pour résoudre la crise malienne. Nous n’avons cessé de souligner qu’une sortie de crise par un dialogue à engager entre les autorités maliennes et les groupes de la rébellion au nord du Mali est tout à fait possible, a déclaré le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères Amar Belani, dans un courriel adressé à l’AFP.

  • Il faut négocier en position de force

    Au sujet de ce monsieur, beaucoup de choses ont été dites, à raison ou à tort. Mais, jusqu’à preuve du contraire, il n’a pas encore retourné les armes contre le Mali depuis qu’il a intégré l’armée nationale. A l’issu de la rencontre du groupe de soutien au Mali à Bamako, le 19 octobre dernier, le Colonel Major El Hadj Gamou a confié à radio Klédu ses impressions, diffusée le lundi 22 octobre dans le journal parlé de 7h, par rapport à la crise du nord. Après avoir salué l’initiative des organisations africaine et internationale de se rencontrer à Bamako et de discuter les voies et moyens de l’instauration de l’intégrité territoriale du Mali, cet officier de l’armée malienne, basé avec sa troupe au Niger, a été très clair. Il a dit que le Mali doit négocier en position de force c’est reconquérir le nord puis envisager les négociations. Le message de Gamou signifie qu’il faut combattre les occupants, faire revenir l’administration puis s’assoir avec ceux qui le désire pour discuter de ce qui est possible. Pour ce faire, le Colonel dit être prêt et que le morale de sa troupe est au bon niveau. Cette option de ‘’négociation en position de force’’ n’a toujours pas été le cas dans les précédentes crises du nord. A la limite, le Mali, depuis 1990, a négocié au pied levé et souvent avec le couteau à la gorge. C’était aussi pour la plupart à l’absence des autres composantes de la société du nord. Cette fois ci, il s’agira d’éviter toutes les erreurs du passé pour obtenir quelque chose de durable, mieux, de définitif.