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  • Mali : près de 600 islamistes tués depuis janvier

     

    Depuis le début de l'opération Serval, 63 soldats maliens, 26 tchadiens et 5 français ont été tués.

    Soixante-trois soldats maliens et environ 600 islamistes ont été tués depuis le 11 janvier, date du lancement de l'intervention franco-africaine pour reconquérir le nord du Mali qui était occupé par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, a annoncé mercredi l'armée malienne.

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    « Depuis le début de l'offensive militaire lancée le 11 janvier 2013 contre les islamistes, le bilan humain est de 63 soldats maliens tués et nos adversaires ont perdu environ 600 combattants », a déclaré le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, porte-parole de l'armée malienne. « Pour les morts dans les rangs islamistes, c'est une estimation, parce que généralement ils emportent leurs morts pour les enterrer », a-t-il précisé.
    Le lieutenant-colonel Maïga a par ailleurs indiqué que deux soldats togolais et un burkinabè étaient morts accidentellement au Mali. Fin février, le Tchad avait annoncé avoir perdu 26 soldats au combat au Mali, bilan qui n'a pas été actualisé depuis.
    L'armée française a elle enregistré la mort de cinq soldats depuis le début de son intervention le 11 janvier pour empêcher une avancée vers le sud du Mali des groupes islamistes armés qui occupaient le nord de ce pays depuis neuf mois, y commettant de nombreuses exactions.
    L'opération militaire lancée par la France, qui a envoyé 4.000 soldats en soutien à l'armée malienne, a permis la reprise des villes du nord du Mali, mais les jihadistes résistent encore dans le nord-est du pays, dans le massif des Ifoghas et dans la région de Gao, plus grande agglomération du Nord. Une Mission internationale de soutien au Mali (Misma), composée de 6.300 soldats d'Afrique de l'Ouest et du Tchad, est également présente au Mali. La transformation de la Misma en force des Nations unies est actuellement en préparation.
    L'ONU envisage de déployer au Mali une mission de maintien de la paix forte de 11.200 hommes au maximum, accompagnée d'une « force parallèle » pour combattre les islamistes, selon un rapport du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon présenté mardi à New York.
    SOURCE AFP

     

  • Prix du transport urbain et péri-urbain : UNE AUGMENTATION QUI PREND TOUT LE MONDE DE COURT

    La Coordination des groupements professionnels de transports et la Fédération nationale des syndicats et conducteurs du Mali ont décidé de majorer de 50 Fcfa tous les tarifs actuellement en cours dans la capitale et environs
    Le prix du transport urbain et périurbain dans les minibus, communément appelés « SOTRAMA », sera augmenté de 50 Fcfa à partir de ce matin 21 mars. L’annonce a été faite par la Coordination des groupements professionnels de transports et la Fédération nationale des syndicats et conducteurs du Mali dans un communiqué lu sur les radios de proximité de capitale et dont nous nous sommes procurés une copie.

    La coordination précise dans ce communiqué que depuis 2005, le prix des carburant ne cesse d’augmenter. Au regard des nombreuses charges que subissent les transporteurs et le pouvoir d’achat des Maliens, les groupements professionnels de transports en commun accord avec la Fédération nationale des syndicats et conducteurs ont décidé du réajustement des prix pratiqués depuis 2005. Il s’agit d’une augmentation de 50 Fcfa sur tous les tarifs urbains à partir de ce jeudi 21 mars 2013 ». « Les responsables invitent tous les acteurs à respecter ce tarif plafond. Pour éviter tout dérapage, les responsables veilleront à l’application de ce tarif plafond », conclut le texte.

    La conséquence directe de cette augmentation est que le tarif des lignes qui étaient à 125 Fcfa, passe à 175 Fcfa et le ticket de celles qui étaient à 150 Fcfa, grimpe à 200 Fcfa.
    « Nous avons pris cette décision conformément à l’esprit du programme sectoriel des transports qui a libéralisé les prix du secteur des transports », explique Adama Coulibaly, président de la Coordination des groupements professionnels de transports du quartier de Banconi qui assure que son syndicat a saisi depuis plusieurs mois de la question, le Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), l’interface entre le gouvernement et les professionnels du transport.

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    Il justifie également la décision des transporteurs par la hausse du prix du carburant. « Depuis 2005, le prix du carburant ne fait qu’augmenter, tandis que celui du transport urbain et péri-urbain est resté relativement stable. Nos charges ont augmenté et nos marges de bénéfice dans le transport ont considérablement baissé », souligne Mamadou Diawara, membre du bureau de Coordination des groupements professionnels de transports du quartier de Banconi.
    Au CMTR, les responsables démentent avoir été associés à la décision. « Pour le moment nous ignorons tout de cette décision. Nous l’avons appris comme tous les autres Bamakois sur les ondes de certaines radios, mais rien de plus », a commenté un responsable de l’organisation.
    Idem au ministère de l’Equipement et des Transports. « C’est une décision unilatérale que nous ne commentons pas. Nous sommes en train de poursuivre les contacts nécessaires avec les acteurs pour voir clair », a indiqué un responsable qui a préféré gardé l’anonymat.

    L’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA) réagit vivement. « C’est une décision unilatérale que nous ne pouvons cautionner sans au préalable un cadre de concertation », a commenté la présidente de l’ASCOMA, Mme Coulibaly Salimata Diarra, pour qui une augmentation du prix du transport aura des répercussions sur les autres produits et donc sur la panier de la ménagère. « Nous sommes dans une situation difficile. Je pense que ce n’est pas le moment de nous retrouver dans une spirale d’augmentation des prix. Si cela devrait arriver, il ne peut que se faire dans le cadre de la concertation habituelle entre toutes les parties prenantes et non sur une décision d’une partie », souligne notre interlocutrice qui promet de se concerter avec les autres acteurs sur les actions futures à entreprendre contre la mesure.

  • Comment l'armée française bloque l'information sur la guerre au Mali

    La guerre au Mali va entrer cette semaine dans son troisième mois. Quelques 4.000 soldats français et environ le double de soldats africains combattant en collaboration avec eux au sein d’une force internationale ont conquis les principales villes au Nord Mali. Et pourtant, il n’existe guère de reportages sur les combats et presque pas de photos.

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    Depuis le début de la guerre l’armée française, en collaboration avec l’armée malienne, a systématiquement a privé les reporters et les journalistes de toute possibilité de produire des informations objectives.

    Dès le début, on a interdit à tous les journalistes internationaux de quitter la capitale Bamako où ils furent harcelés par les soldats de la junte malienne qui confisquèrent leur matériel.

    Une semaine après le début de la guerre, un certain nombre de « journalistes embarqués » furent autorisés à se rendre au Nord Mali. On instruisit ces correspondants de se tenir aux côtés des unités qui leur avaient été désignées et la participation fut restreinte exclusivement aux employés des médias français nationaux.

    Le 31 janvier, des officiers du renseignement malien ont confisqué le matériel de deux journalistes travaillant pour la chaîne française France24. Ces derniers avaient filmé une manifestation de soldats de la brigade des Bérets rouges qui avaient essayé de réintégrer l’armée malienne.

    Le 8 février, plusieurs journalistes étrangers ont été détenus pendant des heures à Bamako par des ‘Bérets verts’. Ces unités avaient organisé un coup d’Etat au Mali en mars dernier. Le photographe de Reuters, Benoît Tessier et deux autres journalistes qui furent témoins de l’incident et qui le photographièrent, furent battus et embarqués. Leur matériel et leurs téléphones portables furent confisqués.

    Après la conquête de Gao, une cinquantaine de journalistes internationaux furent autorisés à entrer dans la ville en respectant des conditions strictes puis, peu de temps après, ils furent escortés hors de la ville, soi-disant en raison d’un attentat suicide sans qu’ils aient pu faire leur travail. Trois équipes de télévision qui étaient arrivées en avion à Kidal furent détenues jusqu’à leur départ à l’aéroport par l’armée française.

    La chaîne de télévision française France 2 avait diffusé le 7 février sous le titre « Exactions au Mali, » un reportage de 22 minutes dans lequel 45 secondes du film étaient consacrées à des victimes de l’armée malienne. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait réprimandé les responsables du programme en leur reprochant de porter « atteinte à la dignité de la personne humaine » en présentant des images de corps de personnes décédées.

    Le 28 février, le CSA avait multiplié ses avertissements en déclarant que « des plans répétés et particulièrement insistants sur les corps de personnes décédées » étaient « difficilement soutenables » notamment pour de jeunes téléspectateurs. Depuis lors, il n’y a plus eu de reportages critiques sur la guerre au Mali à la télévision française.

    La semaine passée, le rédacteur en chef du journal malien Le Républicain, Boukary Ndaou, a été arrêté sans mandat par les services de sécurité d’Etat maliens. Quelques heures plus tôt, il avait publié une lettre ouverte d’un soldat critiquant le président Dioncounda Traoré pour des paiements effectués au capitaine Amadou Sanogo, le dirigeant du coup d’Etat de mars 2012. Le lieu de séjour de Ndaou est inconnu et aucune accusation n’a été portée jusque-là contre lui.

    Le blocage médiatique de la guerre au Mali est fondé sur l’ordre implicite du commandement de l’armée française : dès le tout premier jour, les journalistes furent gardés éloignés d’au moins 150 kilomètres des lignes de front sur tous les théâtres de guerre. Ils eurent seulement le droit de se déplacer en convoi sans pouvoir prendre de photos. Ils ne purent pénétrer dans les villes conquises qu’à la fin des hostilités et seulement quand toutes les victimes eurent été enlevées.

    Des personnalités influentes des médias officiels ont plaidé en faveur d’une telle censure.

    Antoine Guélaud, le directeur de la rédaction de TF1, a publiquement justifié la politique de l’armée en soulignant la difficulté de trouver « le juste équilibre entre le devoir d’informer et la sécurité des journalistes et de leurs équipes. » La guerre au Mali, a-t-il poursuivi « n’est pas une guerre conventionnelle entre deux pays, » mais vise des terroristes.

    Son collègue Phil Chetwynd, rédacteur en chef à l’AFP a, en s’excusant, aussi fait référence à un « conflit compliqué et dangereux. » Un autre journaliste a déclaré qu’il valait mieux avoir un reportage d’un « journaliste embarqué » que pas de reportage du tout.

    La subordination des médias français à la discipline de l’armée jouit d’une certaine tradition, notamment la censure de la guerre d’Algérie de 1954 à 1962 qui a souvent été décrite comme une « guerre sans images, » vu que les médias censuraient les exactions généralisées, les massacres et le recours à la torture par les forces françaises.

    Tout comme dans le cas du général de Gaulle dans les années 1960, la plus grande crainte de l’actuel gouvernement français, dirigé par le socialiste François Hollande, est qu’un sentiment anti-guerre puisse s’associer à une colère grandissante contre la politique anti-ouvrière menée par l’Etat et vienne attiser des soulèvements sociaux. C’est pour cette raison que l’armée française est déterminée à poursuivre sa politique de la « guerre sans images. »

    Ernst Wolff

  • Disparition de Hugo Chavez : LE PRESIDENT DIONCOUNDA TRAORE SALUE UN DES PLUS GRANDS COMBATTANTS DE LA LIBERTE

    Le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, a signé hier le livre de condoléances ouvert à l’ambassade du Venezuela à Bamako, suite au décès du président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chavez Frais, le 5 mars dernier. L’événement s’est déroulé en présence de la chargée d’affaires de l’ambassade du Venezuela, Mme Neuillys Petit Gomez.

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    « Je voudrais à mon nom propre, à celui du gouvernement et celui de l’ensemble du peuple malien m’associer au deuil du peuple militant du Venezuela devant la perte incommensurable du Commandant président qui nous a quitté pour toujours. Nous nous inclinons devant la mémoire d’un des plus grands combattants de la liberté et de la dignité de l’homme. Puisse son exemple inspirer la marche en avant des peuples en développement !». C’est en ces termes que le président de la République a rendu hommage à Hugo Chavez qui a consacré toute sa vie à la lutte pour la liberté de son peuple et de tous les peuples opprimés. La mort de Hugo Chavez est une perte incommensurable pour le Venezuela et pour les peuples épris de libertés, a observé le chef de l’Etat.

    Les relations entre notre pays et le Venezuela se sont renforcés depuis 2006, année pendant laquelle Hugo Chavez avait visité notre pays. Dans le cadre du programme de logements sociaux, le Venezuela a permis la construction de 100 logements. De même, 17 étudiants maliens sont actuellement à Caracas pour suivre des études dans le domaine de la médecine intégrale.

    Be COULIBALY

  • Jean -YVES LE DRRIAN chez le Premier ministre du Mali

    Le Ministre Français de la Défense, Jean -YVES LE DRRIAN a été reçu en audience le vendredi 8 mars 2013 par le Premier ministre Diango CISSOKO. Les échanges ont porté sur l’engagement des troupes Françaises, qui mènent un combat sans merci contre les groupes terroristes dans les massifs des Ifogas où plusieurs de leurs sanctuaires ont déjà été détruits. Ces actions et celles de la sécurisation des villes libérées vont se poursuivre avec la plus grande détermination, a rassuré le ministre Français qui s’est dit fier du courage, du professionnalisme et du don de soi dont les soldats Français font preuve sur le terrain.
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    Le Premier ministre Diango CISSOKO a profité de l’occasion pour saluer l’engagement de la France et exprimer toute la reconnaissance du Mali aux autorités Françaises.

    Le retour de l’administration dans les zones libérées, les préparatifs des élections dans les délais, la nomination des membres de la Commission Dialogue et Réconciliation créée cette semaine, La restructuration de l’armée Malienne pour lui permettre de bien jouer son rôle sont les autres sujets qui ont retenu l’attention des deux personnalités et sur les quels il y a aussi une convergence de vue.

    C’est le jeudi matin que le ministre Français est arrivé dans notre pays, il s’est d’abord rendu dans l’Adrar des Ifogas et à Gao pour saluer et soutenir les forces Françaises.

    La cellule communication de la Primature