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  • Licenciement abusif et massif à Sadiola, ALS-Bamako, Tabakoto et Loulou, quand les compagnies minières transgressent les lois du Mali sous la complicité de l’administration du travail.

    Quant dans un état de droit, certaines sociétés minières se croient au dessus de lois de la République, il ya péril en la demeure. Trop d’injustices, trop de frustrations se sont cristallisées au fil des ans. Et si rien fait pour les apaiser, elles finiront tôt ou tard par exploser comme ce fût le cas d’un certain 22 mars 2012.

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                           SEMOS Sadiola et MOOLMAN –LTA Mali Sa :

    Nous sommes à Sadiola, une société minière et son sous traitant qui se fichent pas mal de la législation du travail avec l’arrivée des boucs émissaires comme Mamadou Coulibaly, Mamadou Sidibé et Alfousseyni Maiga dit Flanie l’arabisant non moins responsable de ressources humaines. Tout est parti du fait que ces blanc ont laissé de la place à ces médiocres qui ont prit en otage les droits des travailleurs avec la complicité de la Direction Régionale du travail de Kayes qui devenu un négoce pour ces patrons. Tout à basculé avec la mauvaise gestion du préavis de grève de Moolmans LTA Mali par un certain Moctar Konaté, inspecteur en charge du dossier. Notre indélicat inspecteur se déporte alors à Sadiola au lieu de convoquer les deux parties à Kayes comme la loi lui impose. Après avoir corroboré avec le responsable des ressources humaines, il convoqua d’urgence les syndicalistes pour une soi-disant conciliation alors que lui-même n’était plus dans le délai et imposait du coût la tenue de cette assemblée. Les syndicalistes n’étant prêts demandèrent le report de 48 heures la conciliation. Cette requête aussi légitime a été rejetée par le même inspecteur qui devrait exécuter son sale besogne car il devait sucer sa main comme ses chefs hiérarchiques sans vergogne. Il rédigea un rapport sur l’état du différent en incriminant les  syndicalistes avec comme argument :

    1)     Exercice abusif du droit de la grève.

    2)     Volonté manifeste de nuire à l’entreprise.

    3)     Refus de négocier.

    C’est sur la base de ce fameux rapport que Moolmans –LTA Mali a licencié tous les membres du comité syndical 27 au total et 30 autre militants pour fait de grève en violation des articles L 231 et 277 du code du travail.

     Pour avoir observé une grève de 48 heures de la FENAME (Fédération Nationale des Mines et de L’Energie) que la SEMOS a elle aussi  licencié 11 syndicalistes de la CSTM quand bien même la demande d’autorisation avait été rejetée par le Directeur Régional du Travail de Kayes. Un conseil d’arbitrage par décision n°001/VA du 07 janvier 2013 (réf doc) a aussi ordonné la levée et la réintégration des syndicalistes et la SEMOS n’a jamais fait appel à cette décision et a ensuite introduite une autre requête au fin de licenciement  au tribunal de Kayes pour fait de grève illégale alors que nulle part ailleurs l’illégalité de la grève n’a été évoquée. La décision du tribunal tomba en leur défaveur, elle n’a pas voulu s’obtempérée car elle croit  toujours à la corruption pour triompher. C’est ainsi qu’une autre décision du même tribunal ordonna sous astreinte de payer un million par personne et par jour de retard fût prononcée. La SEMOS demanda cette fois-ci l’intervention de Madame le contentieux de l’état en leur faveur pour annuler la dite décision. Notre indélicate Madame va alors dépêcher une mission à Kayes pour annuler la décision du tribunal alors les intérêts restent indissociables. Pourquoi une autorité va s’interférer dans une décision de justice ? Semos est-elle au dessus de nos lois ? N’a-t-elle pas insulté toutes nos autorités à travers son comportement d’outrance ? Nous rappelons à l’ordre que force doit resté à la loi et non à l’argent….

    Qu’est ce qui se passe alors de si bien grave dans les mines ?

     Des mépris rien que des dédains par les sociétés exploitantes à l’égard de tout ce qui est malien. Violation des textes, mépris du personnel local, dégradation de l’environnement, refus de payement des taxes, bref, ils n’ont aucun respect pour le Mali. Ils exploitent la quantité qu’ils veulent, au moment qu’ils veulent et déclarent un nombre qu’ils n’estiment pas trop élever et sur la base de laquelle les redevances sont payées. Aucun malien ne connait exactement la quantité d’or extraite dans une mine du pays. Personne n’est là pour vérifier les données. Les barres d’or sont stockées en secret et transporter dans les jets privés  vers les marchés du choix de la société. Les expatriés sont 10 à 15  fois plus payés que les nationaux. << Bagnenko de l’administration dit ne pas avoir le salaire du manœuvre des mines mais  a- t-il mesuré les risque et péril de son compatriote  qui n’est  qu’à quelques  pas de sa tombe avec les produits très toxiques comme le cyanure? >>

    SEMOS déclare avoir perdu  un milliard en 48 heures de grève ce qui prouve qu’elle a une recette de 15 milliards / mois soit 180 milliards/ an. Combien a t-elle  donné à l’état ? Combien de mines d’or sont en exploitation au Mali ? Quelle est le rang du mali en Indice développement humain ? Quel en soit le partenariat entre un état et son partenaire, force doit rester à la loi. C’est l’opportunisme et le manque de rigueur qui est à la base de l’effondrement de l’état .Chacun travaille pour soi, il suffit de commettre des bêtises et donner la part du chef pour qu’on soit  nommé ou  muté ailleurs.

                           ALS Bamako : Plus de 100 personnes ont été licenciés

    Tous les leaders syndicaux ont été licenciés pour avoir réclamer des visites médicales et une prise en charge des travailleurs contaminés par le plomb. Certains travailleurs présentent la plombémie deux à trois fois supérieure à la normale. Une assistance médicale et une prise en charge par l’INPS devrait être faite mais le fameux Directeur Mr Jeff Gyamera refusait d’apposer sa signature pour parafer les fiches de déclaration de maladies professionnelles sans la moindre inquiétude sous le silence de  Mr Salif  Bakayoko, Directeur Régionale du Travail   de Bamako qui n’a levé le petit doigt comme si de rien n’était alors qu’il a lui aussi reçu les fiches. Ce qui constitue un manquement grave des textes réglementaires. Face aux démarches  légitimes des employés, la réponse de ALS a uniquement consisté en la répression, des menaces et dans certains cas le licenciement des leaders syndicaux pour décapiter le mouvement à défendre les pauvres travailleurs malades pour une assistance médicale. Notre pays est –il en train de devenir une jungle ou la loi du plus fort prime  autrement dit le pouvoir de l’argent ? Dans certains pays tout le monde a perd de la justice mais chez nous au Mali les compagnies minières dictent leur loi. Toutes sortes de violations de droit humains (expulser les petits enfants de l’école, arrêter le traitement médical subite de certains travailleurs sous prétexte qu’ils sont licencié. Sur les lieux, les violations de tout ordre pullulent pour tous les sens, vous pouvez les voir, les sentir, les entendre et même les deviner. C’est dans cette atmosphère qu’évolue nos frères et sœurs, nos pères et mères  quotidiennement. << Il ya rien de si extravaguant de faire périr un nombre innombrable d’hommes pour tirer du fond de la terre l’or et l’argent ; ces métaux d’eux-mêmes absolument inutiles, et qui ne sont richesse que parce que l’on les a choisi pour en être les signes. >>

                                  BCM  Loulou : Plus de 500 travailleurs licenciés

    Dans une lettre en date du 08 Mars 2013 adressé au Secrétaire Général de la Fename, le Directeur National disait ceci : J’ai honneur de porter à votre connaissance que par une requête  en date du 11 septembre 2012, la Direction de l’entreprise a introduit auprès de la section sociale de la cour suprême, une action  en annulation de ma lettre n° 0110/MTEFP-DNT du 30 Aout 2012 pour excès de pouvoir, l’affaire est pendante devant cette juridiction. 436 travailleurs et 26 délégués du personnels  licenciés  par le Directeur Régionale du travail de Kayes en la personne de Boubacar Sissoko qui avait été muté depuis le 24 juillet à Koulikoro mais cela ne l’empêcha guère de faire  faire ce licenciement le  10 Aout 2012 en toute clandestinité sans que ces chefs hiérarchiques ne soit ampliateurs. Quelle  honte pour le Mali  d’avoir des cadres corrompus sans vergognes?

            SAER Tabakoto : 72 Travailleurs dont 11 syndicalistes licenciés.

    Il ya d’autres sites aurifères, bien sûr il en a huit autres dont Tabakoto une imbrication de responsabilité à vous donner le tournis, un imbroglio digne des cartels colombiens. Quand une filiale veut se soustraire aux charges qui lui incombent, elle se fait racheter par un jeu d’écriture avec pour objet l’évanescence de ses responsabilités. C’est ainsi que naîtrons à la suite de TAMICO les prêtes noms tels  NEVSUN, SAER, SEMICO et ANDVOUR pour brouiller les pistes. Du banditisme pur et simple. Pendant que des bras valides poursuivent une entité pour des revendications salariales, Tabakoto licencie 72 travailleurs dont 11 syndicalistes pour fin de contrat alors  qu’un projet d’extension de la mine est en cours  pour augmenter la durée de vie de la mine.

     Ce qui se passe aujourd’hui au Mali est le fruit de la corruption, du népotisme et de la mauvaise gouvernance  car nos mœurs ont été atteintes par l’incivisme. Certains postes de responsabilité ne doivent pas être confiés à n’importe qui,  malheureusement au Mali on ne  fait  pas attention à cela. On choisi les dirigeants sous la base de la politique. Chères autorités, mettez la justice à sa place, un juge doit dire la vérité de jour comme de nuit même s’il n’a pas déjeuné ou diner. Un corrompu reste corrompu même s’il est entretenu à coût de milliards par jour et l’homme intègre  reste intègre même s’il a faim, telle était l’idéologie de nos ancêtres. Chères autorités mettez l’accent sur les ressources humaines et cela passe par la sanction des fautes et la récompense du mérite sans état d’âme. Que l’adage, selon lequel<< on récolte ce qu’on a semé>> soit une réalité et non que les vauriens récoltent le fruit du travail des autres.

    Je rappelle à ceux qui croient en Dieu que les faits de tout un chacun le rattraperont, ne serait-ce que dans sa tombe.

    Source : mines et désespoir