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  • La biographie du brigadier chef Martin-Vallet mort en mission au Mali

    martin-vallet.jpgLe Sirpa Terre vient de communiquer la biographie du soldat français décédé mardi dans un accident de la route entre Gao et Bamako. Il s’agit du 7e militaire français mort pour la France au Mali.
    Né le 22 novembre 1984 à Saint-Denis (93), le brigadier-chef Marc MARTIN-VALLET aura servi la France durant près de sept ans. A 22 ans, le 24 octobre 2006, après avoir obtenu un bac professionnel comptabilité, il souscrit pour cinq ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au CIRAT (centre d’information et de recrutement de l’armée de Terre) de Dunkerque (59).

    Le 7 novembre 2006, il rejoint le 515e régiment du train à Brie (16) ; il y débute alors sa formation initiale pour une durée de 2 mois durant laquelle il fait preuve d’un fort potentiel et de prédispositions pour le métier remarqués par sa hiérarchie. Le 1er juin 2007, il est élevé à la distinction de 1re classe et est affecté à l’escadron de transport n°4.

    Engagé discipliné et volontaire, il y occupe la fonction de citernier tactique et obtient le 6 mars 2008 son certificat technique élémentaire (CTE) « gradé d’escouade » dans le domaine mouvement ravitaillements. De mai à septembre 2008, il est désigné pour participer à l’opération TRIDENT au Kosovo en qualité de citernier tactique, contribuant au ravitaillement et au soutien en carburant de la Task Force Nord. Il exécute brillamment les tâches qui lui sont confiées et montre de solides connaissances de son matériel qu’il met avec enthousiasme et grand professionnalisme au service de l’accomplissement de la mission. Dès son retour, s’appuyant sur un travail rigoureux et une forte motivation, il suit, du 1er décembre 2008 au 6 février 2009, la formation générale élémentaire (FGE) à l’issue de laquelle il obtient d’excellents résultats.

    Le 1er juillet 2010, il est nommé au grade de brigadier et obtient, le 1er septembre de la même année, son certificat de qualification technique dans la spécialité mouvements ravitaillements. De mai à septembre 2011, il est projeté avec son escadron au Liban dans le cadre de l’opération DAMAN XV FINUL. Durant cette nouvelle mission en tant que citernier tactique, ses chefs saluent, une fois de plus, son exemplarité. A l’issue de sa mission, il ne cesse de se perfectionner et d’accroître ses compétences techniques et tactiques. Il confirme qu’il est un soldat solide et déterminé, expérimenté et aguerri. Ses qualités sont unanimement reconnues : ses états de service sont donc récompensés par une promotion au grade de brigadier-chef le 1er octobre 2012.

    Le brigadier-chef MARTIN-VALLET était engagé au Mali depuis le 30 mai 2013 dans le cadre de l’opération SERVAL 2 où il remplissait la fonction de spécialiste manutention transport.

    Mardi 30 juillet, en fin d’après-midi, il a été victime, à bord de son véhicule de transport logistique (VTL), d’un accident mortel à une vingtaine de kilomètres au Nord-Est de Douentza. Lors d’un convoi logistique en direction de Bamako, son véhicule a versé dans un fossé après avoir cherché à éviter une ornière. Au cours de cette mission, le brigadier-chef est décédé et un soldat a été blessé. Les deux militaires ont été évacués vers l’antenne chirurgicale de Gao.

    Le brigadier-chef MARTIN-VALLET était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe Liban, de la médaille d’argent de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Ex-Yougoslavie, et de la médaille non Article 5 de l’Otan. Le brigadier-chef Marc MARTIN-VALLET vivait en concubinage et n’avait pas d’enfant.

  • ATTENTION ! lA CARTE NINA N’EST PAS BIOMETRIQUE ET NE GARANTIT PAS UNE ELECTION SANS FRAUDE

    Demain 28 juillet 2013,  notre peuple retournera dans les unes, pour la cinquième fois depuis l’avènement  de la Démocratie en Mars 91,   pour élire un nouveau président. Mais contrairement à toutes les autres élections celle de dimanche prochain présente des particularités inédites tant par ses enjeux que par le contexte dans lequel elle se tiendra. C’est une élection d’après-guerre et pour la première fois nous utiliserons un « fichier biométrique » présenté comme une panacée alors qu’il n’est qu’un moyen d’identification de l’électeur. La carte NINA que nous utiliserons n’est  pas biométrique et ne garantit pas une élection sans fraude. Pour éclairer la lanterne de nos concitoyens, nous jetons pour la première fois  un regard d‘expert sur le système biométrique, ce qu’il est et ce qu’il n’est pas, comment fonctionne-t-il et quels sont ses atouts et ses limites. Un éclairage que nous estimons sera utile pour tous. 

    1.     Qu’est-ce que la biométrie
    Du point de vue de la sémantique il faut dire que le mot « biométrie » est un anglicisme traduit de l’anglais « biometrics » qui correspond en  français à l’anthropométrie. Il est d’origine grecque : "metron" - mesurer et "bio" - la vie. Mais en tant que science la biométrie regroupe l’ensemble des techniques informatiques permettant l’identification ou l’authentification irréfutable et automatique d’une personne sur la base de données reconnaissables et vérifiables qui lui sont propres et cela à partir de ses caractéristiques morphologiques, biologiques, ou comportementales. Dans la pratique il existe plusieurs systèmes biométriques  qui vont de la tête : la reconnaissance faciale, la reconnaissance par l’iris, par la rétine ou par le  modèle d'oreille ;  à des procédés basés sur le comportement tels que la reconnaissance vocale, la signature, la démarche, le  toucher de clavier ;  en passant par le corps  tels que l’empreinte digitale la géométrie de la main, les réseaux veineux ou l’ADN. La biométrie se  rapproche de ce qui pourrait être défini comme un « identificateur unique universel », permettant de fait le traçage des individus.

    2.     Comment fonctionne-t-il ?
    Tout système biométrique a deux phases distinctes. Il y a d’abord toute la phase d’enregistrement ou d’enrôlement qui consiste à créer le fichier signature et la phase vérification, indentification et authentification d’une personne. Il n’y a pas d’authentification d’une personne si elle n’a pas été préalablement enregistrée dans la base. Voyons tout cela de plus près.  

    ·        L’enrôlement : l’enrôlement d’une personne est la phase initiale de création d’un fichier  biométrique individuel et de son stockage en liaison avec une identité déclarée. Les caractéristiques physiques sont alors transformées en un gabarit représentatif de la personne et propre au système de reconnaissance. Durant cette phase des données additionnelles propres à la personne qui s’enrôle sont enregistrées comme par exemple ses noms et prénoms et un identifiant personnel(PIN) Cette étape n’est effectuée qu’une seule fois.
     
    ·     Contrôle  vérification-identification : c’est l’action de contrôle des données d’une personne afin de procéder à la vérification de son identité déclarée ou, dans une investigation, à la rechercher de l’identité de cette personne. Cette étape se déroule à chaque fois qu’une personne se présente devant le système. La vérification consiste à confirmer l’identité  prétendue d’une personne (authentifier) par le contrôle de ses caractéristiques physiques.  Des données d’identification (nom, PIN, identifiant) sont présentées par la personne au système en même temps que ses caractéristiques physiques. C’est une comparaison « Un pour Un » dans laquelle le gabarit   biométrique saisi  est comparé au gabarit de référence déposé  dans la puce  de la carte biométrique ou dans une base de donnée. Dans le cas d’une carte, le gabarit saisi est directement rapproché du gabarit stocké sur la carte. La réponse est donnée par le terminal biométrique.  
     

    Le schéma ci-dessous explique le fonctionnement propre à tous les systèmes biométriques. Tout comment par :
     
     
     
     
    3.     Atouts et limites d’un système
    Comme on l’a vu plus haut la vérité est qu’il existe toute une série de procédés biométriques, mais très peu sont actuellement au point, prêts à être mis en application sur le marché de masse, et à un prix accessible. C’est pourquoi, le choix d’un système au détriment d’un autre système  relève toujours de la volonté politique. Un pays peut donc faire le choix d’un seul système ou le croiser. Au Mali nous avons fait le choix de deux systèmes biométriques à savoir : la reconnaissance faciale et l’empreinte digitale et cela à juste titre, ce sont les deux systèmes les plus éprouvés. 

    Mais quel que soit le système choisi l’identification biométrique ne peut  pas être manuelle. Pour rester biométrique elle doit être  informatique et automatique, alors que le mode d’identification de l’électeur détenteur de la carte NINA quand il arrive dans le bureau de vote est manuel et de faciès. L’œil humain peut bien se tromper dans l’identification d’une personne surtout quand il s’agit de vrai jumeaux. L’état de la personne qui contrôle, le moment du contrôle, jour ou nuit sont tout aussi déterminant. L’authentification  humaine de l’identité de l’électeur est subjective et n’est pas scientifique. Prenons le cas de deux parfaits jumeaux bien des yeux ont du mal à les identifier. Certains me diront que c’est un minimum mais à l’échelle d’une nation c’est beaucoup. Mieux il est bien  possible par des méthodes sophistiquées d’effacer la photo et l’image de l’empreinte  digitale sur la carte NINA et les faire remplacer par la photo et l’empreinte de son choix. Avec une telle carte n’importe qui peut voter à la place de n’importe qui avec la carte NINA de l’autre dès lors que le personnel électoral est acquis à sa cause. Pour vous en convaincre dites-moi ce qui a changé entre la carte NINA et la carte d’identité nationale si ce n’est que le support. Je crois qu’on nous a pas suffisamment expliqué que la base de données du RAVEC permettait effectivement de doter chaque malien de carte biométrique mais que la précipitation dans laquelle cette opération a été réalisée a justifié le choix facile de la carte NINA informatisé et non biométrique. Ce que nous avons donc ce sont des cartes NINA informatisées et non biométriques.  Il y a aussi sur la carte d’identité une photo faciale et une empreinte digitale et pour autant on n’a jamais appelé la carte d’identité nationale ou même notre passeport de biométrique. La carte NINA mériterait l’appellation de biométrique si elle comportait une puce électronique sur laquelle était conservé le fichier signature ou le gabarit.  Et à l’arrivée de l’électeur dans le bureau de vote on procédait par le même procédé utilisé à l’enregistrement pour extraire un second fichier signature que le système comparait au fichier primaire conservé sur la puce de la carte NINA. Aujourd’hui le standard est que si le système retrouve douze points de ressemblance entre les deux fichiers il conclut que c’est la même personne.  Ce n’est pas le cas pour la carte NINA. Il aurait donc fallu d’abord que la carte NINA ait sa puce électronique incorporée et ensuite que l’on ait envisagé de doter chaque bureau de vote d’un terminal de contrôle et d’authentification de l’électeur à son arrivée dans le bureau de vote.  Et dans ce cas de figure soit le terminal embarquait sans connexion  la base de données de la liste électorale soit le terminal se connectait directement à un serveur centrale situé au niveau de la DGE comme le font depuis longtemps les banques avec leurs guichets automatiques dans les régions et un peu partout à Bamako. Dans ce cas de figure on aurait une portabilité des électeurs et n’importe quel électeur enregistré pourrait voter dans n’importe quel bureau de son choix.  Avec la maitrise du vote par carte d’électeur biométrique, la vraie on peut même se donner le luxe d’étaler le vote sur trois jours (vendredi, samedi et dimanche) au lieu d’un seul aujourd’hui plus contraignant pour la bonne participation et les résultats tomberaient au fur et à mesure que le nombre autorisé par bureau de vote serait bouclé. La Démocratie deviendrait alors une véritable fête électorale. 

    Nous espérons qu’après la fièvre électorale on songera véritablement à doter notre pays d’irréfutables cartes NINA, d’irréfutables cartes d’identité nationales et d’irréfutables passeports  biométriques, la modernisation de la vie publique est à ce prix.

    Sur un tout autre plan on n’aurait pas dû  aller à la carte NINA sans l’élaboration d’un cadre juridique et règlementaire des technologies de l’information et de la communication dont notamment une loi d’orientation sur la société de l’information, d’une loi sur les transactions électroniques, d’une loi sur la cybercriminalité d’une loi sur la cryptologie, mais surtout d’une loi sur la protection des données à caractère personnel.  
    La législation malienne, malgré les nombreux enjeux, juridique, sociétal et économique qui s’attachent aux données à caractère personnel, souffre d’un vide juridique quant à la prise en charge des différentes opérations relatives à la collecte, au traitement et à la conservation des données à caractère personnelles qui touchent à la vie privée des maliens. Il nous faut au plus vite un environnement juridique et institutionnel offrant une protection efficace des libertés et droits fondamentaux des personnes physiques, notamment de leur vie privée, à l’égard du traitement de données à caractère personnel. Il s’agira de domestiquer dans l’ordonnancement juridique malien :
    ·        les principes directeurs pour la réglementation des fichiers informatisés contenant des données à caractère personnel édictés par l'Assemblée Générale de l'ONU en 1990 et les exigences européennes en matière de transfert de données vers des pays tiers ;
     
    ·        l’Acte additionnel de la CEDEAO du 16 février 2010 sur la protection des données à caractère personnel qui prévoie l’harmonisation des règles de protection des données à caractère personnel dans tous les Etats membres de la CEDEAO.

    Et le texte devrait anticiper sur la transposition du projet de Convention de l’Union Africaine sur la confiance et la sécurité dans le cyberespace et intègre les orientations de la directive UEMOA n°1/2006 du 23 mars 2006 relative à l’harmonisation des politiques de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications.  Personne au Mali ne sait tous les usages qu’on fait de nos données personnels. La Cellule technique de réforme du cadre des affaires (CTRCA) du Ministère du commerce et de l’industrie, dans le cadre de son projet de guichet unique électronique pour le commerce et les transports (GUECET), a déjà initié le processus d’élaboration qui a abouti à l’élaboration d’un corpus de six avant-projets de loi suis generis devant formater le cadre juridique et institutionnel des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au Mali. Il faut accélérer le processus de votation de ces projets de loi  au plus vite pour l’intérêt de notre pays. 

    Conclusion
    In fine je dirais que le cadre restreint d’un article ne permet pas d’aller au fonds de toute cette problématique. Nous sommes ouverts  à toute personne désireuse de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes biométriques et les enjeux qui s’y rattachent dans le contexte des élections du 28 juillet. C’est pourquoi la vigilance doit être de mise chez tous les acteurs du processus électoral pour qu’on laisse pour une fois la volonté du peuple s’exprimer librement. Il n’y a  pas de crime plus grave que de tripatouiller une élection pour falsifier la volonté du  peuple.
     
      
    Ousmane BAMBA 
    Expert/consultant en Droit,  Criminalité et Sécurité des Nouvelles Technologies 

  • Les six personnes enlevées samedi à Tessalit ont été libérées

    Mali: les otages de Tessalit libérés et un ravisseur arrêté

    RFI- Les six personnes enlevées samedi à Tessalit, au Mali, ont été libérées en fin de matinée ce dimanche. L'élu local et les cinq agents électoraux maliens commencent à raconter leur brève détention. Le kidnapping aurait été orchestré par une personne se déclarant du MNLA, bien que le mouvement n'ait pas formellement revendiqué l'enlèvement. En toile de fond, l'organisation du scrutin du 28 juillet prochain.

    Tous les agents électoraux et les élus enlevés samedi 20 juillet dans la localité de Tessalit ont été finalement libérés. Ils sont actuellement dans un camp de la même localité, un camp militaire contrôlé par les forces internationales.
    Selon le témoignage de l'un des ex-kidnappés, samedi un véhicule sur lequel flottait un drapeau du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), s'est arrêté brutalement devant eux. Ils sont alors tenus en joue, obligés de monter à bord du véhicule. Les yeux bandés, ils sont conduits à 150 km au nord de Tessalit, vers la frontière algérienne.

    Le présumé commanditaire arrêté

    Là, les bandeaux qu'ils avaient sur les yeux sont enlevés. On leur donne à boire, à manger, mais aucune explication. Ils ont néanmoins remarqué que l'un des ravisseurs est resté longtemps accroché à un téléphone satellitaire. Il communiquait nerveusement avec quelqu'un.

    Et donc ce dimanche matin, retour à la case de départ. Les ravisseurs raccompagnent à Tessalit tous les otages. Et le présumé commanditaire de l'enlèvement est arrêté. C'est un touareg qui se revendique du MNLA, et pour justifier son acte, il aurait déclaré qu'il ne voulait pas entendre parler d'élections le 28 juillet prochain à Tessalit.

  • Son Excellence le Professeur Dioncounda TRAORE

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    Adresse de Son Excellence le Professeur Dioncounda TRAORE, Président de la République, Chef de l’Etat, à l’occasion de la libération totale du territoire malien Chers Compatriotes, Nos troupes sont entrées à Kidal depuis le vendredi 05 juillet, marquant ainsi l’aboutissement du processus qui devait nous conduire au rétablissement de l’intégrité de notre territoire et de notre souveraineté sur l’ensemble du pays. C’est pourquoi, je commencerai mes propos en rendant grâce à Allah qui, dans sa toute puissance et son infinie bonté, a permis qu’en ce moment précis, je puisse m’adresser à vous et vous dire que notre pays est entièrement libéré et que désormais nous devons quitter nos peurs et nos angoisses pour parler de nos espoirs et de nos opportunités. Nous venons ainsi de réussir l’une des deux missions dévolues aux autorités de transition grâce au Peuple du Mali et à l’armée malienne, grâce à l’intervention déterminante des Forces Françaises, Tchadiennes ainsi que de celles de la CEDEAO. Je veux, ici, saluer le Peuple malien, c'est-à-dire vous toutes et vous tous, pour n’avoir jamais désespéré, pour avoir cru jusqu’au bout à la grandeur et au destin de ce Pays. Je veux saluer l’Armée malienne pour son courage et son engagement malgré la modicité des moyens mis à sa disposition, et lui réaffirmer toute la détermination du gouvernement à poursuivre la réalisation des conditions indispensables à l’accomplissement de sa mission. Je veux saluer la France de François HOLLANDE et les Forces armées Françaises dont l’action décisive, massive et fraternelle, depuis le 11 janvier 2013, a écrit les premières pages de l’Histoire nouvelle des relations entre la France et le Mali, entre la France et l’Afrique. Damien BOITEUX, le premier soldat étranger mort pour la libération du Mali est français. Je veux saluer la CEDEAO et l’Union Africaine, ainsi que des pays frères qui, comme l’Algérie, la Mauritanie, l’Afrique du Sud, ont assisté notre pays sur le front de l’humanitaire. Je veux saluer plus spécialement les contingents du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Tchad, du grand Tchad qui, en compagnie de l’Armée française, a remué chaque pierre et visité chaque grotte de l’Adrar des Ifoghas. Je veux saluer la Communauté Internationale, l’Union Européenne, la République Fédérale d’Allemagne, le Royaume Uni, les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, la Chine. Je veux saluer la poursuite de la mission française à nos côtés et souhaiter la bienvenue à la MINUSMA. Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, depuis le 18 juin dernier, a été signé à Ouagadougou l’Accord préliminaire aux pourparlers inclusifs pour la paix au Mali. Cet accord rétablit et renforce notre souveraineté sur chaque centimètre carré de notre territoire pour que s’y exerce l’autorité d’une République laïque et unie, sous le drapeau vert, or et rouge du Mali, à côté d’une belle devise que nous devons nous rappeler chaque matin : « Un Peuple, Un But, Une Foi ». Cet accord, nous pouvions l’obtenir par le dialogue et c’est ce nous avons fait, évitant ainsi une autre guerre au prix du sang de nos soldats ou de nos propres populations et avec le coût que nous savons. Parce que chaque véhicule blindé acquis ou détruit est un puits en moins, des salles de classe en moins, des centres de santé en moins ! Parce que chaque soldat tué au front est un fils, un époux, une épouse, un frère ou un père ! Depuis le 12 avril 2013, où j’ai prêté serment, je n’ai jamais varié, je n’ai jamais proposé que le dialogue et la paix dans le respect strict de l’intégrité et de la laïcité du Mali. Ce n’est que contraints et forcés que nous avons recouru à la guerre qui fait des morts, des handicapés, des orphelins et des veuves. Notre seule guerre doit être la guerre contre la misère, la guerre pour la santé et l’éducation de nos enfants, la guerre pour le développement et la démocratie au profit de nos populations. Cet accord de Ouagadougou qui renforce la République du Mali, de nouveau reconnue par ceux de ses enfants qui la rejetaient, n’aurait pas pu être possible sans la caution du Peuple du Mali, c'est-à-dire de vous toutes et de vous tous que je salue et à qui je redis toute ma confiance. Et c’est pour ce Peuple qu’il nous faut nous dépasser, nous surpasser encore et encore ! C’est pour ce Peuple que nous devons sortir des logiques individuelles et solitaires ou des surenchères suicidaires ! Surtout à ce stade où nous nous acheminons vers l’élection présidentielle, première étape de notre retour à une vie constitutionnelle normale. Mes chers compatriotes, Pour qui observe la profondeur de l’abîme dans lequel nous sommes tombés et la rapidité avec laquelle cela s’est produit, celui-là se rendra à l’évidence que la crise malienne est très profonde et qu’il ne s’agit pas seulement d’une crise sécuritaire même si cette dernière a ébranlé les fondements de notre intégrité territoriale. Il s’agit d’une crise de notre société et de notre Etat dont il faut identifier tous les paramètres et chercher à les maîtriser. Il s’agit donc d’une crise qui demande une véritable refondation de notre Etat et de notre gouvernance. Et cette mission ne saurait être menée à bien par une transition. Pour cela, il faut impérativement un pouvoir issu des urnes ayant davantage de légitimité et beaucoup plus de temps. Cela signifie en clair que plus vite ce pouvoir sera installé, plus tôt les vraies raisons de la crise pourront être prises en charge ! C’est fort de cette conviction et contrairement à ce que certains pourraient croire, que le Gouvernement du Mali a décidé, en toute indépendance et en toute souveraineté, de fixer le 31 juillet 2013 comme date limite du début des élections et par voie de conséquence le 28 juillet comme date du premier tour de l’élection présidentielle. En fixant cela, nous savions que nous engagions un véritable pari, mais nous savions pouvoir compter encore une fois sur les ressources insoupçonnées du Peuple malien et sur son attachement à la démocratie si chèrement acquise un certain 26 mars 1991. C’est pourquoi, j’insiste encore et toujours sur le dialogue, sur le sens patriotique et sur le respect mutuel. Mes chers compatriotes, Après avoir rencontré de nombreux partis politiques, la société civile, les leaders religieux, les familles fondatrices de Bamako, les médias, je vais rencontrer ceux et celles qui ont été retenus par la Cour Constitutionnelle pour briguer le suffrage de leurs concitoyens et que je félicite d’ores et déjà pour leur courage et leur dédicace au Mali. Loin de nous la prétention de vouloir organiser des élections parfaites ; une chose impossible même en situation normale. Mais, nous avons la ferme volonté de réussir des élections transparentes et crédibles dont les résultats seront acceptés par tous et toutes. Parce que toutes et tous les auront voulues comme telles ! En évitant de se focaliser sur les difficultés inévitables rencontrées ici ou là et qu’ensemble nous nous efforcerons de résoudre. Nous pouvons gagner ce pari ! Notre classe politique le peut, notre société civile le peut, nos candidats le peuvent et chacune et chacun d’entre nous le peut ! Non seulement nous pouvons gagner ce pari, mais nous le devons. Nous le devons à ce Pays qui nous a tant donné et à ce Peuple qui, plus d’une fois durant notre grave crise, a prouvé tous les jours qu’il était digne de ses fiers devanciers. Mes chers compatriotes, Nous avons les ressources sociétales, culturelles et cultuelles nécessaires pour ne pas cultiver la haine et la violence là où nos ancêtres ont semé les graines du partage, de la tolérance, du devoir, du pardon, de la solidarité, et de la justice. Mettons fin aux divisions artificielles qui, bien souvent, ne reflètent que le péril engendré par nos égos et qui peuvent hélas reproduire ici des tragédies de pays qui s’y sont laissés aller et qui ont fini par le regretter. Inscrivons-nous dans la dynamique d’un Pays uni et décidé à le rester où il n’y a ni béret vert, ni béret rouge, mais le béret du Mali. Un Pays où il n’y a ni turban taliban, ni turban imouchar, mais le turban du Mali. Un pays où il n’y a ni kounta, ni arabe, ni songhay, ni arma, ni sénoufo, ni kassonké, ni soninké, ni bamanan, mais un Peuple qui fait de sa diversité non un handicap, mais une passerelle vers les autres et vers l’avenir ! Notre survie est à ce prix ! Mes chers compatriotes, Je sonne donc la mobilisation générale des Maliennes et des Maliens, de l’intérieur comme de l’extérieur, pour le succès des prochaines élections, comme ils ont su si bien le faire pour la libération de notre territoire ! Je sais que je peux compter sur chacune et chacun de vous et que j’aurai l’honneur de vous reparler le jour de l’investiture du troisième Président démocratiquement élu de notre Pays, dans quelques semaines avec la mise en œuvre du second volet de notre feuille de route ! Ce Pays n’a d’autre vocation que la Paix et la Solidarité ! Soyons confiants en l’avenir du Mali et ayons foi en nous-mêmes. Je souhaite bon Ramadan à tous et un bon hivernage ! Bonne campagne à nos 28 candidats Puisse le Tout Puissant continuer à veiller sur la Mali, Un, Indivisible et Laïc ! Et qu’il nous bénisse !

  • L’ELECTION PRESIDENTIELLE

    PARRAINAGE A L’ELECTION PRESIDENTIELLE
    121 députés et 987 élus communaux ont parrainé les 28 candidats retenus

    Sur les 28 candidats, un (1) seul candidat, Jeamille Bittar, a eu le parrainage des députés et des élus communaux. Il a eu 10 députés et 63 élus communaux. Dix (10) candidats ont été parrainés par les députés, et 17 par des élus communaux.

    LISTE PROVISOIRE DES CANDIDATS A L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 28 JUILLET
    1. Monsieur Soumaîla Cissé : est parrainé par 10 députés
    2. Monsieur Ibrahim Boubacar Keîta : 10 députés
    3. Monsieur Jeamille Bittar : 10 députés et 63 élus communaux
    4. Monsieur Housseini Guindo : 11 députés
    5. Monsieur Moussa Mara : 46 élus communaux
    6. Monsieur Cheick Mohamed Abdoulaye Souad dit Modibo Diarra : 45 élus communaux
    7. Monsieur Mamadou Sangaré : 55 élus communaux
    8. Monsieur Modibo Sidibé : 10 députés
    9. Monsieur Dramane Dembélé : 14 députés
    10. Monsieur Oumar Bouri Touré : 45 élus communaux
    11. Madame Haïdara Aïchata Alassane Cissé : 12 députés
    12. Monsieur Oumar Mariko : 84 élus communaux
    13. Monsieur Alhousseîni Maîga : 45 élus communaux
    14. Monsieur Youssouf Cissé : 45 élus communaux
    15. Monsieur Mountaga Tall : 11 députés
    16. Monsieur Siaka Diarra : 49 élus communaux
    17. Monsieur Choguel Kokalla Maïga : 10 députés
    18. Monsieur Cheick Boucadry Traoré : 47 élus communaux
    19. Monsieur Soumana Sako : 13 députés
    20. Monsieur Cheick Keita : 45 élus communaux
    21. Monsieur Hamed Sow : 74 élus communaux
    22. Monsieur Sibiry Coumaré : 45 élus communaux
    23. Monsieur Oumar Ibrahim Touré : 10 députés
    24. Monsieur Racine Thiam : 54 élus communaux
    25. Monsieur Niankoro Yeah Samaké : 55 élus communaux
    26. Monsieur Konimba Sidibé : 69 élus communaux
    27. Monsieur Tiébilé Dramé : 73 élus communaux
    28. Monsieur Ousmane Ben Fana Traoré : 48 élus communaux