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  • Mali: Idriss Déby rejette la faute sur l'ONU après le départ de 160 soldats tchadiens de leur position

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    Le président tchadien, dont les troupes ont payé un lourd tribut dans la guerre contre les jihadistes dans le nord du Mali, a été chaleureusement applaudi dans le stade du 26 mars. Toutefois, pour Idriss Déby Itno, le triomphe n'a pas été tout à fait complet. La révolte de quelque 160 soldats tchadiens, excédés par leurs conditions de vie, qui ont quitté leur position dans le nord du Mali, défraie la chronique depuis plusieurs jours. Ces soldats réclament le paiement de primes et surtout l'arrivée de la relève. Interrogé sur ce sujet, Idriss Déby a sèchement mis en cause les Nations unies.  Idriss Déby ne condamne pas formellement le départ de 160 militaires tchadiens déployés dans le nord du Mali. Il semble même comprendre leur attitude. En tout cas, il rejette la question dans le camp de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

    « Depuis le 1er juillet 2013, le contingent tchadien est sous l’ordre de la Minusma, pas sous l’ordre du Tchad. L’affaire doit donc être réglée par la Minusma. Qu’elle assume ses responsabilités », insiste Idriss Déby. En clair, le président tchadien demande à l’ONU d’ouvrir ses caisses, de payer ses troupes et de faciliter ensuite leur relève.

    Solution rapide

    De source proche de la mission de l’ONU au Mali, on ne veut pas polémiquer. Les troupes tchadiennes font du bon boulot dans le nord du Mali. Pour cette raison, ce jeudi 19 septembre d’ailleurs, à Bamako, le président tchadien a été le chef d’Etat le plus applaudi par les populations.

    Alors on cherche une solution rapide et confortable à cette situation. Les négociations sont en cours et les soldats tchadiens mécontents, qui se sont regroupés près de la ville de Gao, ont pris l’engagement de ne pas faire usage de leurs armes pour obtenir satisfaction à leurs  revendications.

     

     

  • Premier ministre Oumar Tatam Ly

    Portrait du nouveau PM

    Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta a nommé jeudi comme Premier ministre Oumar Tatam Ly, un banquier de 49 ans, selon un décret officiel pris au lendemain de son investiture.

    Oumar Tatam Ly est le fils d'un célèbre écrivain et homme politique malien décédé, Ibrahima Ly. Il était jusqu'à récemment en poste à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), institut d'émission monétaire des huit pays de cette région ayant comme monnaie le franc CFA. 
    Né le 28 septembre 1963 à Paris, le jeune Premier Ministre est titulaire d’une agrégation en histoire, d’un DEA en histoire économique de la Sorbonne et du Diplôme de l’Ecole supérieure des Sciences économiques et commerciales (ESSEC) de Cergy-Pontoise. Oumar Tatam Ly a acquis sa première expérience professionnelle à la Banque mondiale puis au secrétariat général de la présidence de la République du Mali. 
    Il a intégré la Banque centrale en 1994 en qualité de fondé de pouvoirs à la direction centrale des études et de la prévision. En 1996, il est nommé adjoint au directeur des études, avant de devenir directeur des opérations financières de 2000 à 2006. 
    Une année après, Oumar Tatam Ly est promu directeur du département de l’émission, de la comptabilité et des finances, fonction qu’il assumera jusqu’à sa nomination le 1er janvier 2009 au poste de directeur national de la BCEAO pour le Mali. Il parle bambara, peuhl, français et anglais. Il aime la lecture, le cinéma et le tennis.